On va beaucoup en parler, en mal comme en bien, et une fois n'est pas coutume j'ai décidé de faire comme les autres. Aujourd'hui, mercredi 6 novembre 2003, sortie de Matrix Revolutions, le troisième et dernier opus de la trilogie Matrix, à la fois adulée et décriée, mais ne laissant pas grand monde indifférent.
Ce midi, achat des billets par un ami, pas de problème apparent, tout baigne.
Cet après-midi, 17h30, je me décide à partir de chez moi pour arriver à l'heure au rendez-vous devant le Grand Ecran Italie, une heure plus tard. Metro habituel, le train train quotidien comme on pourrait l'appeler, et là, comme pour ne pas changer une formule qui a fait ses preuves, c'est le drame. Enfin non, ne paniquez pas tout de suite, ça se passe plus tard. Au changement entre la ligne 1 et la ligne 7 je croise une amie qui se dirige à peu près dans la même direction que moi. Sympa. Station suivante, le train reste à quai un certain temps. Puis encore, un certain temps, suivi d'un temps certain. Le signal annonçant une catastrophe imminente se fait entendre : le bruit d'un micro décroché par le conducteur. "Ce train ne prend plus de passagers, veuillez descendre et emprunter les correspondances", argh ! Bon, il faut bien s'y faire, on ne va pas pouvoir le forcer à redémarrer (on n'a toujours pas trouvé le bouton reset ...), alors nous descendons, fiers lemmings parmi nos pairs. Sur le quai, nous croisons encore deux autres amis, qui avaient décidé de perdre un peu de leur temps à trainer dans une foule mécontente sur un quai bondé. Forts de notre communauté sans anneau, nous décidons de prendre les correspond.... ehh, c'est pas drole ! Ce c** nous a laché à une station sans AUCUNE correspondance (Pont Neuf pour les connaisseurs), il va falloir sortir et marcher. Soit, nous atteignons Chatelet après une balade nocturne sur les quais de Seine, et nous empruntons la ligne 14 puis la 6 pour arriver à Place d'Italie, qui comme son nom l'indique est située dans le 13ème, devant l'objectif du voyage : le cinéma.

Premier problème (enfin, premier du nouveau chapitre) : une des personnes dont nous avons pris la place ne pourra pas venir, car coincé dans les embouteillages. Après une tournée des connaissances, il s'avère que personne ne peut venir prendre cette place laissée libre, 7 euros à la poubelle.
Deuxième problème : le groupe, devant être constitué de moult amis et connaissances, se résume finalement à ... deux personnes, moi compris. L'autre personne qui est venu, celle qui avait pris les billets auparavant, est d'une humeur execrable suite à une journée de merde. C'est la fête, youpiii.
19h15, entrée dans la salle. Ah, en fait non, ils ont juste décidé de nous parquer dans une salle étriquée histoire de nous faire fermenter un peu avant la séance.
19h20, entrée effective dans la salle. Les moutons de panurges que sont les personnes de la foule se poussent les uns les autres en insultant leur prochain. C'est beau l'esprit d'équipe, une équipe, un esprit ...
Puis, le film. Là, je dois le dire, c'est le moment agréable de la soirée. S'il n'est pas le chef d'oeuvre qu'on aimerait voir, il en reste tout de même très sympathique, bien plus que le Rechargé. Ils ont aussi pensé à remettre Don Davis à la place des technoparadeurs pour la bande son, merci pour nos oreilles ^^.
Cependant, tout ne peut pas se passer pour le mieux avec une journée pareille, Murphy veille au grain. La salle est remplie de boulets. Oui, ceux là même décrits dans le précédent post. Ils sont de bon calibre. Parmi eux, le "conus cretinus", toujours prêt à rire quand il ne le faut pas, à faire les commentaires les plus idiots sur des scènes poignantes, et bien entendu placé juste à coté de nous ... A noter aussi une certaine contamination de la salle, dont la moitié a ri lors d'une scène censée être tragique ("il a sali mon costume").

Au diner, pas de problème. Toujours un certain froid d? à une certaine humeur, mais pas grave. Rentrage à l'école, où je trouve quelqu'un qui me propose de me ramener en voiture, je ne dis pas non. Périphérique fermé, obligé de passer par plein de petite rues, perdu 3/4h. Au point où on en est, ce n'est pas vraiment grave ^^.

Eh bien, vous me croirez ou non, mais j'ai passé une bonne journée. Car à la différence de d'habitude, je n'ai été à aucun moment en retard, je n'avais aucune obligation à respecter, et ce n'a donc été qu'une suite de petits contre-temps juste bons à alimenter un blog ^^. "A double-hobbit's tale, by Jasho Baggins".
Murphy, il ne passera pas par moi.