Le Monde de Narnia Le Monde de Narnia: Lucy, Susan, Edmund et Peter Pevensie, quatre frères et soeurs envoyés dans une famille d'accueil pendant la guerre découvrent au fond d'une vieille armoire un passage vers le monde fantastique de Narnia. Ils y apprendront qu'ils sont les humains dont parle la prophétie, qui indique qu'ils sauveront ce monde des griffes de la sorcière des neiges.

Ce film est le Disney de Noël, et a donc beaucoup de prétentions. Malheureusement, si le monde est plutôt charmant et les monstres en tous genres pas trop mal faits, le scénario avance comme tracté sur un rail. Les événements s'enchainent, sans avoir forcément de transition, et on ne comprend pas toujours comment les choses en sont arrivées là (SPOILER: par exemple, Peter devenant roi et organisant une bataille épique en une seule nuit ; il avait pris "stratégie militaire" en option à l'école apparement). L'histoire est plutôt pauvre, voire carrément cliché : un méchant, une prophétie, des humains qui débarquent, paf on sauve le monde.
Un film qui se regarde bien, mais qui ne m'a pas franchement marqué. "Peut mieux faire".

The Constant Gardener The Constant Gardener: Dans une région reculée du nord du Kenya, Tessa Quayle, une brillante avocate aussi militante que passionnée, est retrouvée sauvagement assassinée. Son mari, parti à la trace de ses assassins, découvrira en chemin des affaires pas très nettes concernant des laboratoires pharmaceutiques.

The Constant Gardner est un drame/thriller à tendance militante. Il dépeint une Afrique qui se fait exploiter par les Européens et Américains, sur fond de pauvreté et de cruauté. Pas vraiment le genre de style que j'aime, mais là ça passe. Le rythme est plutôt lent, la fin sujette à débat, mais le tout est équilibré.
A voir, si on n'est pas trop fatigué (tendances narcoléptiques).

Madame Henderson Présente Madame Henderson Présente: Londres, 1937. Laura Henderson vient de perdre son mari, et s'ennuie seule dans sa grande maison. Riche, elle décide d'acheter un théatre pour le transformer en revue. Elle en confie la mise en oeuvre à Vivian Van Damm, directeur artistique qui a fait ses preuves, tout en ajoutant un petit détail de son cru : des filles dénudées.

Comédie légère, teintée de l'impertinence d'une vieille dame anglaise et des réactions outrées d'un directeur autoritaire, je n'attendais pas grand chose de ce film, pourtant son ambiance m'a charmé. Le temps passe sans qu'on le voit, les deux fortes têtes s'affrontent gentiment tout au long de la vie de la revue, malheureusement interrompue par la guerre. Quoique ...
Idéal pour se détendre un peu et rire un bon coup de situations rigolotes mais toujours de bon goût.

Lord of War Lord of War: Yuri Orlov (ce n'est pas son vrai nom), immigré Ukrainien dont la famille se fait passer pour juive, décide de faire carrière dans la vente d'armes le jour où il assiste à un règlement de compte. Rusé et audacieux, opportuniste et toujours sur les bons coups, il finira par devenir le plus gros vendeur d'armes indépendant.

Autant le dire tout de suite, ce film est énorme. Pour peu qu'on ne soit pas allergique à l'humour noir et à l'ironie, on passe un très grand moment. Plus intrépide qu'un Indiana Jones, plus astucieux qu'un MacGuyver, il se sort de situations impossibles où son arrestation ne faisait aucun doute, et vend toujours plus en se fichant éperduement des valeurs morales et de la légalité qu'il baffoue à longueur de temps.
Un film qui montre le coté du méchant, et on aime.

La suite lundi, si j'ai le temps.