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jeudi 30 octobre 2008

Le Japon et le Français

C'est une histoire tragique.

Vu dans Nodame Cantabile Paris Chapter - Ep 3 :


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Les ours se nourrissent principalement de poisson. Quant à leur second choix, il semblerait que ce soit les chefs d'orchestre.
Si quelqu'un a compris, qu'il mette sa traduction en commentaire. Oui, ici, on traduit du français en français.

mercredi 29 octobre 2008

[Japon] Récit d'un voyage ordinaire

Le château de Ôsaka Je ne suis pas un grand fan des voyages. On peut même dire que je déteste ça.
Oh non, je ne suis pas casanier, xénophobe, pantouflard, troglodyte ou handicapé moteur. En fait, je suis grand.
Le rapport avec la choucroute ? Réfléchissez un peu. Oui, même toi avec tes trois neurones en circuit fermé, tu peux y arriver. Qu'est-ce qui est nécessaire dans un voyage ? Oui, c'est ça, les transports !
Les concepteurs d'à peu près tous les moyens de transport de groupes sur Terre sont confrontés à une même problématique capitaliste de base : comment rentabiliser au maximum l'espace alloué. La réponse est évidente : une personne moyenne fait environ 1m70, faisons des sièges pour personnes de 1m70. On pourra en mettre plus qu'avec nos plans originaux basés sur les équipes de la NBA.

Ainsi donc, une personne faisant 1m70, toutes celles dépassant la norme se retrouvent telles la pauvre carcasse de voiture aux mains d'un sculpteur au nom de salade au poulet (ou d'empereur romain, je ne sais jamais lequel est le plus connu) : compressées.
Prenez maintenant une personne ne faisant vraiment pas 1m70. Disons, 1m95, au pif. Dites-lui qu'elle va avoir l'occasion inespérée de faire plus ample connaissance avec ses genoux pendant une bonne douzaine d'heures dans une espèce de boite à sardine géante pressurisée. Rajoutez qu'elle sera aidée dans ses exercices par son voisin de devant, qui rabaissera à intervalles aléatoires son siège en position allongée. Finissez par lui expliquer qu'elle pourra travailler à volonté son endurance, car, telle la sardine pré-citée, entourée de ses congénères sans tête qui sentent très fort l'huile, elle ne pourra jamais bouger.
Je n'aime pas voyager.

Pourtant j'aime bien être à d'autres endroits. Si j'avais à portée un moyen de téléportation quelconque, on ne me verrait pas souvent paresser devant mon PC. Un petit thé à la menthe à Tunis, on va faire ses courses à New-York, et on passe par Ôsaka se prendre un okonomiyaki pour le diner, plutôt pas mal comme plan pour passer la journée.
Eh bien, tant pis pour le thé et les jeans pas cher, j'ai décidé d'aller manger.

Faisant fi des positions de yoga imposées par l'équipement volatoire, je me suis décidé à partir au Japon cette année, du 24 septembre au 13 octobre, accompagné de mon fidèle destrier. Et comme j'ai pour habitude d'écrire cinq mots inutiles pour un utile, ce post est déjà bien trop long pour commencer à y raconter quelque chose d'intéressant.

Je vous donne donc rendez-vous au cours des prochaines semaines pour une suite de descriptions instructives, d'anecdotes croustillantes, de photos époustouflantes, de commentaires débiles et d'adjectifs qualificatifs, avec lesquels vous apprendrez peut-être un peu de cette fameuse culture japonaise.

En attendant, les petits malins auront peut-être déjà trouvé comment accéder à toutes les photos de l'album, album qui est d'ailleurs public, donc vous n'avez aucun mérite. Je vous conseille juste d'attendre leurs versions commentées ici-même, car avec le contexte c'est généralement plus intéressant. Sauf si vous aimez vous demander à quoi peut bien servir une photo de chambranle de porte, ou de bouteille vide, dans ce cas ne vous gênez pas.

Sur ce, mata ashita !

mardi 28 octobre 2008

The Dark Knight

Why so serious ? The Dark Knight : Eh non, cette fois ce n'est pas une critique express. J'ai pas mal de choses à dire sur ce film, et pas forcément en bien (vous prendrez un ticket pour le lynchage, chacun son tour).

Rangez les hallebardes, oui, j'ai aimé le film. Aimé. Pas super trop méga kiffé de la mort je roule des pelles au Jocker même s'il sent le cadavre, comme semblent avoir réagi la plupart des spectateurs sortant de la salle. OK, il jouait bien Heath Ledger, et même s'il joue un peu moins bien ces temps ci, il mérite un hommage. Posthume.

Mais telle une équipe de foot, un film ne peut se résumer à un seul acteur, aussi belles soient ses roulades à 3m du ballon en se tenant le tibia. Non, dans un film, il y a aussi un scénario, une mise en scène, et d'autres acteurs. Comme pour le foot en fait, juste que les pots de vin portent le nom de cachet.

Et si Batman et le Jocker cette fois éclatent assez facilement Mister Freeze et l'Homme Mystère niveau jeu d'acteur, il n'en reste pas moins que le film est bourré de petits détails qui titillent l'homme pointilleux que je suis quand on lui annonce que c'est un film réaliste. Ah bah oui, il y a des choses à ne pas dire quand on ne veut pas que les fouille-m*rde se mettent à couper les cheveux oranges en quatre.

Tout d'abord, un petit pied-de-nez aux détracteurs du film, pour faire bonne mesure : la voix de cancéreux au stade terminal de Batman ne me gène pas le moins du monde. Si on veut rester anonyme, il faut aussi penser à maquiller sa voix. Il n'y a que dans les films de super-héros où un slip rouge et un bol de gel permettent de rester incognito.

Par contre, ce qui me gène, tout d'abord, c'est la capacité du Jocker à faire spawner où il veut des explosifs en tout genre, en quantité généralement suffisante pour mettre la Tour Eiffel sur orbite.
Ce qui suit est un SPOILER, vous voilà prévenus : avec le nombre de barils de pétroles qu'il réussit à dégoter pour faire péter un pâté de maison par ci, un ou deux paquebots par là, il y a de quoi expliquer la pénurie à la pompe aux Etats-Unis. Il réussit aussi, par une magie encore mal expliquée, à disséminer suffisamment de bombes dans l'hôpital central pour avoir le plaisir de les faire péter lot par lot pendant 5 bonnes minutes. Une bonne grosse bien planquée, passe encore. Des centaines parsemées dans tous les couloirs, avec déclencheur, juste avec l'aide de quelques fausses infirmières, et sans que personne ne se rende compte de rien, là c'est fort, très fort.

On pourra citer, dans les autres détails qui tuent, la capacité de Bruce Wayne à ne jamais se faire démasquer, même lorsque sa relation à Batman est évidente, la batmobile et sa bat-moto intégrée, vraiment too-much, un double-face à la chair anti-sceptique, et quelques autres extravagances.

L'autre point qui fait que je ne kiffe pas particulièrement ce film, n'est pas directement lié à la qualité de ce dernier, mais plutôt à mes goûts personnels : je n'apprécie pas les personnages qui sont atteints de folie aveugle. Non seulement parce que c'est troublant, d'être en face d'une sorte de bombe de Schrödinger, dont on ne sait pas quand elle va nous exploser à la face, mais surtout de part mon coté scénariste-wanabee, qui trouve que c'est une trop grande facilité de scénario.
C'est comme les épisodes se terminant par un tout ceci n'était qu'un rêve !, ou les héros j'ai tous les pouvoirs, on en fait ce qu'on veut, à la convenance du scénariste, pour que ça arrange l'histoire de manière simple et facile. On veut un cliffhanger ? Hop, il décide de s'amuser à torturer son ennemi sans l'achever. On veut un moment violent ? Paf, il pète un cable et casse tout. On veut des explications ? Il devient raisonnable et se met à déblatérer toute son enfance par le menu. On veut semer le trouble ? Il avoue que tout ce qu'il a raconté sur son enfance était un gros bobard. etc..
Et même si le fond de la trame est réfléchi et poursuit un objectif, la forme semble brouillonne, et part dans tous les sens, en fonctions des sautes d'humeur du clodo maquillé à la va-vite. Il y en a qui aiment, moi ça me fatigue.

Au final, je trouve que The Dark Knight est un film sympathique, pas mal réalisé, avec de bonnes idées d'intégration de trames super-héros dans un univers moins excentrique, mais il n'est pas exempt de vices de conception, certes pas forcément rédhibitoires, mais qui peuvent gâcher l'espace d'un instant le plaisir du visionnage pour les plus regardants d'entre nous.
Les autres se demanderont juste : why so serious ?

Critique Express : Braquage à l'Anglaise

Tant qu'on parle pas de cuisine ... Braquage à l'Anglaise : Film qui a priori ne paie pas de mine, mais qui arrive à sortir son épingle du jeu. La première partie, le casse et toutes les scènes bateau de va-t-on se faire découvrir ou pas ? oulala restent dans le domaine du classique (même si ici c'est censé être une histoire vraie). Le véritable point fort arrive après, lorsque les cambrioleurs découvrent ce que contiennent certains des coffres de la banque, et le merdier dans lequel ils sont. Entre marchandage, tours de passe-passe, chantage, prise d'otage et double-jeu, on a au final affaire à un bon petit film de magouille, entre Snatch et le policier du lundi.