[Japon] Les yakuza
Par Jashugan, lundi 27 avril 2009 à 17:49 :: Japon :: #767 :: rss
Je vous arrête tout de suite, je ne suis pas parti au Japon en tant que grand reporter infiltrant ce milieu dangereux qu'est la mafia japonaise. Cependant, il est des endroits où l'on ne peut pas douter de qui fait la loi et dicte les règles, et ces endroits se trouvent parfois en plein cœur de Tokyo.
Outre le célèbre Shinjuku, réputé comme étant le quartier chaud
de la capitale, là où Ryô Saeba a établit ses quartiers pour nettoyer la ville de ses racailles (à Paris il serait dans le 18ème), il existe apparemment un coin de Ikebukuro qui n'a pas trop à lui envier.
Petite remise en place des évenements : vers la fin de notre séjour, les quelques derniers jours avant notre retour dans le pays des râleurs, nous étions dans un ryokan (auberge à la mode jap, en très gros) situé à Ikebukuro, dans une rue un peu paumée. Ikebukuro a cela d'intéressant qu'il y a quelques boutiques sympatoches à visiter, ainsi que pas mal de commerces, et la JR Line à portée de main.
Seulement, l'architecture japonaise des grandes villes étant ce qu'elle est (moche et bordélique), il nous est arrivé de prendre des chemins détournés pour arriver jusqu'au ryokan, en rentrant d'un resto ou d'une visite de la ville. Et quelle ne fut pas notre surprise quand, tournant au deuxième et non pas troisième croisement, comme nous aurions dû, nous sommes tombé dans une rue que nous pourrions qualifier de ... particulière. Hôtels pour se reposer pendant deux heures
, néons flashys, filles court vêtues (encore plus que les autres, c'est dire), et messieurs en costard à l'air patibulaire mais presque.
Cela nous aura d'ailleurs donné l'occasion d'assister à une scène qu'on aurait cru tirée d'un mauvais manga de bad boy jap : alors que nous allions acheter notre dose de Gun Gun Gurt (j'en reparlerai) et notre melon pan quotidien, nous avons remarqué dans la queue du convini (convinience store, supérette 24/7, je veux ça en France >_<) un jeune en costard, la vingtaine, les cheveux orange, la chemise ouverte, les chaines et boucles d'oreille installées de série. Il achète une bouteille de thé vert (sorte d'ice tea), sort, tourne dans la ruelle sombre, et disparait. A notre sortie, nous l'apercevons un peu plus loin, plié en deux dans une magnifique courbette, tendant la bouteille à un homme lui aussi en costard, l'air plus vieux et autoritaire. La scène du larbin qui est allé faire les courses pour son boss, je ne pensais pas voir ça en direct un jour.
Mais revenons-en à nos moutons : la fameuse rue sombre, éclairée au néon de mauvais goût.
Dans cette rue il y avait des filles sexys, des mecs pas commodes, des hôtels à payer à l'heure, et un club. Quoi de plus naturel, un club ici, ça se fond totalement dans le paysage, et on y imagine déjà une bande de yakuza jouant au billard, tandis que le boss compte les billets, une fille dans chaque bras.
Mais il y a club, et club, un peu comme le bon et le mauvais chasseur. Le club de cette rue, c'est un club en mode couillu
, un de ceux qui n'hésitent pas à s'afficher, par des références ostentatoires. Et quoi de mieux, dans cette démesure, que d'appeler ce club le :
La photo est un peu floue, et de jour, mais je vous y vois vous, à prendre des photos dans une rue pareille au milieu de tout ce beau monde la nuit.
En tout cas, nous, on était bien morts de rire. Ce qui ne nous a pas empêché de presser le pas quand on s'est aperçu que ce n'était pas la ruelle tranquille de notre ryokan ...

Commentaires
1. Le mardi 28 avril 2009 à 01:12, par Sly
2. Le mardi 28 avril 2009 à 01:18, par Jashugan
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