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mardi 12 août 2008

Critique Express : L'Incroyable Hulk

Hulk smash ! Hulk : Il existe deux géants verts, un qui laisse ses citrouilles trainer dans les champs de maïs, et un qui casse tout quand il est énervé (un peu comme si on marchait sur les citrouilles de l'autre).
Il y a déjà eu un film sur Hulk, celui-ci n'en est pas la suite, mais ce qu'aurait dû être le premier s'il avait été réalisé avec talent. Manque de chance, même les meilleurs ne peuvent rendre passionnante l'histoire de la grenouille culturiste, et si le film se laisse contempler avec plaisir, il n'en ressort rien de véritablement passionnant, Hulk étant ce qu'il est : un gros bourrin qui sort quand Banner est énervé, et qui en profite pour mettre le souk.
A regarder si vous êtes en manque de film. Sinon, attendez l'adaptation d'un super-héros ayant plus de charisme.

mardi 29 juillet 2008

Critique Express : Wanted

Tir brossé, buuuuuuut ! Wanted : Imaginez un monde dans lequel quelques semaines d'entrainement permettent au pèquenaud moyen de pouvoir sauter 10m en longueur, sniper à 10km à travers 7 patés de maison, une foule compacte et une canette de coca, réaliser des tirs de flingue brossés façon angle à 90°, et s'il a des prédispositions cardiaques, voir le monde en bullet-time, sans Trinity, mais avec Lara Croft. Bienvenue dans Wanted.
Wanted, c'est donc un film rempli d'exagérations physiques, tellement qu'on finit par ne plus y faire attention. Et si on arrive à passer outre, on trouvera un long métrage certes classique, mais efficace, avec son lot de rebondissements plutôt sympathiques, et de l'action bien péchue. On regrettera cependant certaines parties totalement hallucinées (le métier à tisser, l'avant-dernière scène), qui demanderont vraiment du spectateur une crédulité à toute épreuve.

Maintenant, un petit résumé du film pour les personnes initiées à Mage L'Ascension: un gang de tueurs ayant 3 en Correspondance et 3 en Time, dont un ayant au moins 2 en Life (le bain revigorant), sert les intérêts d'un chef possédant lui 4 en Spirit et 3 en Mind.
En fait il est crédible ce film, une fois qu'on a vu les fiches de perso. Vous aussi qui avez vu le film, amusez-vous à les compléter.

mercredi 23 juillet 2008

Critique Express : Kung Fu Panda

There is no price for awesomeness Kung Fu Panda : D'habitude je trouve les DreamWorks un peu plats, et je ne pensais pas me marrer plus de deux ou trois fois devant Kung Fu Panda. Au final, j'ai passé l'intégralité du film le sourire aux lèvres, et je me suis bidonné comme pas deux. Un Jack Black excellent (allez le voir en VO !), des répliques cultes (cf. commentaire sur l'image), des combats bluffants, une ambiance fun, des bonnes idées à la pelle, il y a de quoi être sous le charme. On lui reprochera juste son scénario un peu limite, mais c'est un film de Kung Fu après tout.
On se rapproche du Pixar ma bonne dame, moi je vous l'dis.

mardi 22 juillet 2008

Critique Express : Hancock

C'est pas une ville en Thaïlande ça ? Hancock : Hancock, c'est la prise à contre-pied de l'adage de Spider-man : ce n'est pas parce qu'on a de grands pouvoirs, qu'on en a forcément quelque chose à carrer.
Partant de ce principe, on retrouve un alcoolique jemenfoutiste doté de super-pouvoirs, qui aide son prochain en se moquant éperdument des dommages collatéraux qu'il cause. Un twist au milieu relance un peu l'intérêt du film (ou l'enterre, c'est selon), qui en soit n'a pas grand chose de formidable. On aurait aimé un peu plus d'humour/parodie et moins de mauvaise humeur, même si le personnage ne s'y prête pas forcément ; un peu plus d'explications aussi, et un peu moins de grands sentiments américains comme on a désormais l'habitude d'en voir des tonneaux. Rien de bien marquant, dommage.

lundi 21 juillet 2008

Critique Express : Bons Baisers de Bruges

You’re a bunch of fucking elephants ! Bons Baisers de Bruges : Deuxième bonne surprise de ce mois de Juin, Bons Baisers de Bruges est mon coup de cœur du moment. On y retrouve deux tueurs à gages au vert à Bruges, tentant de se faire oublier après un contrat qui a mal tourné. Au début assez lent et sans intérêt réellement visible, le film dévoile au fur et à mesure une trame complexe composée d'événements mineurs emboités les uns dans les autres, qui révèlent petit à petit la personnalité de chacun des protagonistes, et poussent sans bruit le spectateur vers un final grandiose où tout s'enchaine de manière inéluctable. Et quoiqu'en dise Ray, Bruges est définitivement une belle ville.

dimanche 20 juillet 2008

Critique Express : Le Monde de Narnia : chapitre 2 - Prince Caspian

Prince casse-pieds Le Monde de Narnia : chapitre 2 - Prince Caspian : Peu emballé par le premier, qui est ma foi une bonne grosse daube, je me suis laissé tenter par le deuxième chapitre car pas mal d'échos faisaient état d'un film mieux réalisé, plus mature, à des années-lumière du premier.
Verdict : une année-lumière, en fait, c'est vachement court. Se passant des siècles après le premier film (mais une seule année terrestre, d'où la présence des enfants), exit les anciens protagonistes, place à des grands méchants humains qui veulent conquir la planète. Ouh qu'ils sont méchants, ouh qu'ils complotent, ouh que ce film est cliché et chiant comme le premier. Du cliché, du cliché, et de l'incohérence noyée dans des facilités scénaristiques, tout pareil que le premier, avec Prince de LU en cadeau bonux.

Critique Express : Speed Racer

Is that ... a flying kick ?! Speed Racer : Première bonne surprise du mois de Juin, la dernière œuvre des frères Wesh-au-ski (Matrix, V For Vendetta) confirme s'il en est encore besoin leur tendance otageek assez poussée.
Reprise du manga/anime Mach Go Go Go, connu aux US sous le nom de Speed Racer, ce film qui tourne à 200 à l'heure est un florilège de références d'anime, de kitch volontaire, de plans inventifs et d'action survoltée. Il ne faut pas aller le voir pour son scénario classique de shônen, ou ses rebondissements bateau visibles bien à l'avance pour qui connait les poncifs du genre, mais pour le délire constant et l'ambiance chatoyante (oui oui) qui laissent une agréable impression de fraicheur une fois le tout bien digéré.

samedi 19 juillet 2008

Critique Express : Phénomènes

... de foire Phénomènes : Pour les autres films je me retiens, mais là je ne sais pas quoi dire ... Ah si : content d'avoir une UGC illimitée, je pense que j'aurais demandé le remboursement de ma place sinon.
Je me contenterai de citer un célèbre philosophe du IIIe siècle avant JC, dont la phrase emprunte de sagesse résume parfaitement l'état trouble de ma pensée au sortir de la salle : SRSLY guys, WTF ?.
Une version un peu plus étoffée de la critique se trouve déjà sur ce blog.

Critique Express : JCVD

Aware JCVD : Vous croyiez connaitre Jean-Claude Van Damme.
Je ne savais pas ce qu'ils avaient pu inventer comme scénario autour de l'idée maître du film : faire un film sur Jean-Claude Van Damme, avec Jean-Claude Van Damme dans le rôle de Jean-Claude Van Damme (seulement 4, je baisse). Maintenant je sais, et je sais aussi que je ne m'attendais pas du tout à un scénario de thriller subtilement réalisé, pas mal pensé, et surtout bien intégré.
On y apprend aussi que JCVD sait jouer un rôle de manière convaincante, sait utiliser sa tête autrement que pour mélanger deux langues et tirer l'air pour que les oiseaux tombent, et finalement sait parfaitement remanier son image avec la meilleure idée de self-promo vue depuis longtemps.

vendredi 18 juillet 2008

Critique Express : Indiana Jones et le Royaume du Crâne de Cristal

Tin tindintin, tin tindin ! Indiana Jones et le Royaume du Crâne de Cristal : D'aucuns crient au sacrilège, d'autres au chef d'oeuvre, en fait je pense que c'est juste entre les deux. Indiana Jones 4, c'est un nouvel Indiana Jones, avec le goût d'un Indiana Jones, les couleurs d'un Indiana Jones, pas forcément le brio de tous les Indiana Jones, mais on ne s'y trompe pas : c'est un Indiana Jones. Et mine de rien, j'ai cité six fois Indiana Jones (sept ...).
Deux-trois scènes d'anthologie, deux-trois scènes WTF (singes !), deux-trois scènes bon vieil Indy, et pas mal de clins d'oeil aux anciens films, l'équilibre est plutôt bien respecté :).

Critique Express : Iron Man

Il repasse vos chemises comme personne Iron Man : Encore un film tiré d'un comics Marvel. Cette fois point de super pouvoirs, mais plutôt un héros à la Bruce Wayne : plein de thune, plein de volonté, et plein de gadgets. A la différence de Bruce, Tony Stark est plutôt du genre génie à la cool, ce qui donne un coté sympa au personnage.
Effets spéciaux plutôt pas mal, scénario qui ne vole pas haut mais qui tient la route, humour bien placé, ça nous fait un film très divertissant, sans pour autant être un chef d'oeuvre. J'irai voir la suite.

Nouveau, les chroniques express !

Je m'étais déjà essayé à la critique de film raccourcie, essais peu concluants de par ma tendance à la logorrhée blogesque dès qu'il s'agit d'un sujet que je connais un minimum (ce qui est le cas pour un film que je viens juste de voir, je n'ai pas une mémoire de poisson rouge à ce point. Oh, un nouvel écran !).

Alors j'ai décidé de m'imposer des limitations de manière arbitraire. Désormais, lors des critiques express, ce sera 4 phrases par critique max, emballé c'est pesé.

Commençons par faire une petite liste des films vus dernièrement .... Hum. Y'a du boulot. On va s'arrêter à Avril. Voilà !

La suite aux prochains posts.

vendredi 13 juin 2008

Phénomènes, la réponse !

Phénomènes

Phénomènes, c'est ce nouveau film de M. Night Shyamalan, monsieur 6ème Sens, monsieur Le Village, monsieur Incassable, monsieur twist à la fin donc.
Ce qui fait que ces films à twist marchent et plaisent, c'est que ces révélations changent le point de vue du spectateur sur les événements, l'oeuvre prend alors une autre dimension.

Imaginez maintenant un film chiant, doté d'autant d'intérêt qu'une Guerre des Mondes, d'autant de suspense qu'un épisode des télétubbies, et d'une mise en scène aussi haletante qu'une course d'escargots neurasthéniques. Imaginez que vous ne tenez le visionnage uniquement que par la carotte au bout de son bâton, représentant ici le fameux twist censé apporter la lumière sur cet amas d'images flasques.
Imaginez maintenant que la carotte est vérolée, et que ce qui devait vous retourner les tripes n'est en fait que la confirmation d'indices évidents semés tout au long de cette heure et demie de supplice, indices auxquels vous ne vouliez pas croire tellement l'idée sous-tendue était bateau.

Mais en fait, les personnes pensant avoir trouvé la raison du phénomène à la fin se trompent, et j'en ai la preuve !

J'ai trouvé un bout du story-board original, indiquant clairement quelle est la cause de tout ça, et quel était le projet ayant donné l'idée du film à monsieur Shyamalan.

Je vous laisse apprécier par vous-même :


(Il faut cliquer sur l'image, eh oui)


Je le savais !

mardi 26 février 2008

Jumper

Jumper Bonjour, et bienvenue sur ce blog cinéma ... Oui je sais, ça fait beaucoup de critiques ciné d'affilée, mais que voulez-vous, en ce moment je visite pas mal ces endroits sombres qui sentent pas très bon (quel poète vous faites George).

Aujourd'hui, Jumper ! Et autant le dire tout de suite, ça va pas être joli (... désolé).
Qu'est-ce que Jumper ? C'est un film oui, mais plus précisément un film sur Diablo des X-Men, mais moins bleu, et moins pratiquant aussi. Un jour, David Rice, 15 ans, alors qu'il était sur le point de se noyer dans un fleuve gelé (pas si gelé que ça, donc), se retrouve dans la bibliothèque de son village. Dès lors, il apprend à maitriser son nouveau pouvoir de téléportation, et en profite pour faire deux-trois conneries, telles que dévaliser le coffre d'une banque. Il se rendra bientôt compte qu'il ne passe pas aussi inaperçu qu'il voudrait bien l'être.
J'arrête là mon synopsis, j'ai déjà pratiquement tout raconté...

Il se demande ce qu'il fait là. Nous aussi

Car la grande force de Jumper, c'est son scénario riche et profond. Tellement qu'il n'y a pas vraiment de début, pas vraiment de fin non plus, rien ou presque n'est expliqué, et le reste est comblé par des scènes d'action sympa, mais qui ne sont pas non plus inoubliables.
En fait, j'ai surtout eu l'impression d'avoir assisté à la projection en avant-première d'un épisode spécial d'1h30 d'une série télé d'action quelconque. Un gentil, le héros, une fille, la copine du héros, un méchant, le nemesis du héros, un pas-super-gentil-mais-pas-méchant-et-puis-il-a-des-raisons qui aide le héros, ... Tout y est convenu, et ferait une agréable série, mais au cinéma, ça ne passe pas.

Une heure de plus, des explications, du background, des réactions cohérentes (je viens d'apparaitre au beau milieu d'un hôpital et personne ne se pose de question parce que j'amène un blessé, quel esprit professionnel !), un début, une fin, et ce film aurait été un must. Malheureusement, la liste est un peu longue pour que l'on puisse décemment s'en priver et n'apprécier que le reste ...

jeudi 21 février 2008

Benjamin Gates et le Livre des Secrets

Benjamin Gates et le Livre des Secrets Le retour de la rubrique critique rapide parce que ça ne mérite pas dix pages.
Je suis donc allé voir le deuxième opus de la série de films Benjamin Gates (National Treasure en VO).

Que dire si ce n'est que ce film atteint son objectif -à savoir faire passer un moment agréable-, sans toutefois le dépasser.
Il serait même plutôt pas mal ce simili Indiana Jones, s'il n'y avait ces énormes n'importe quoi scénaristiques dont l'objectif probable est de faire réaliser au spectateur que mais oui ! Si ce monument a été construit, c'était en fait pour ... ! et donner un appui réaliste aux élucubrations ésotériques des protagonistes découvrant toujours plus de secrets cachés depuis des siècles dans des célèbres artéfacts visibles et manipulables par (plus ou moins) tous.

On retiendra aussi le patriotisme mièvre américain, en dose habituelle à prendre entre les repas, le fait que les Français sont des ploucs moches et idiots à coté des gravures de mode doctoresques US (mais presque aimables pour une fois, c'est un progrès), et le charabia sur la zone 51, l'assassinat de JFK et tous les points de la théorie du complot on nous cache tout sortis un par un dans l'ordre alphabétique.

Quelques nazis, un fouet, et on s'y croirait

A part cela, le scénario tient la route (aussi invraisemblable que soit cette constatation, après tout ce que j'en ai dit), les protagonistes sont classiques mais bien présentés, et on a le plaisir de se passer d'une fin moralisatrice à la mords-moi-l'noeud ainsi que d'un manichéisme trop poussé, ce qui n'est pas un mal.

Si vous n'avez rien d'autre à regarder, laissez-vous tenter.