mercredi 29 octobre 2008
[Japon] Récit d'un voyage ordinaire
Par Jashugan, mercredi 29 octobre 2008 à 18:02 :: Japon
Je ne suis pas un grand fan des voyages. On peut même dire que je déteste ça.
Oh non, je ne suis pas casanier, xénophobe, pantouflard, troglodyte ou handicapé moteur. En fait, je suis grand.
Le rapport avec la choucroute ? Réfléchissez un peu. Oui, même toi avec tes trois neurones en circuit fermé, tu peux y arriver. Qu'est-ce qui est nécessaire dans un voyage ? Oui, c'est ça, les transports !
Les concepteurs d'à peu près tous les moyens de transport de groupes sur Terre sont confrontés à une même problématique capitaliste de base : comment rentabiliser au maximum l'espace alloué. La réponse est évidente : une personne moyenne fait environ 1m70, faisons des sièges pour personnes de 1m70. On pourra en mettre plus qu'avec nos plans originaux basés sur les équipes de la NBA.
Ainsi donc, une personne faisant 1m70, toutes celles dépassant la norme se retrouvent telles la pauvre carcasse de voiture aux mains d'un sculpteur au nom de salade au poulet (ou d'empereur romain, je ne sais jamais lequel est le plus connu) : compressées.
Prenez maintenant une personne ne faisant vraiment pas 1m70. Disons, 1m95, au pif. Dites-lui qu'elle va avoir l'occasion inespérée de faire plus ample connaissance avec ses genoux pendant une bonne douzaine d'heures dans une espèce de boite à sardine géante pressurisée. Rajoutez qu'elle sera aidée dans ses exercices par son voisin de devant, qui rabaissera à intervalles aléatoires son siège en position allongée. Finissez par lui expliquer qu'elle pourra travailler à volonté son endurance, car, telle la sardine pré-citée, entourée de ses congénères sans tête qui sentent très fort l'huile, elle ne pourra jamais bouger.
Je n'aime pas voyager.
Pourtant j'aime bien être à d'autres endroits. Si j'avais à portée un moyen de téléportation quelconque, on ne me verrait pas souvent paresser devant mon PC. Un petit thé à la menthe à Tunis, on va faire ses courses à New-York, et on passe par Ôsaka se prendre un okonomiyaki pour le diner, plutôt pas mal comme plan pour passer la journée.
Eh bien, tant pis pour le thé et les jeans pas cher, j'ai décidé d'aller manger.
Faisant fi des positions de yoga imposées par l'équipement volatoire, je me suis décidé à partir au Japon cette année, du 24 septembre au 13 octobre, accompagné de mon fidèle destrier. Et comme j'ai pour habitude d'écrire cinq mots inutiles pour un utile, ce post est déjà bien trop long pour commencer à y raconter quelque chose d'intéressant.
Je vous donne donc rendez-vous au cours des prochaines semaines pour une suite de descriptions instructives, d'anecdotes croustillantes, de photos époustouflantes, de commentaires débiles et d'adjectifs qualificatifs, avec lesquels vous apprendrez peut-être un peu de cette fameuse culture japonaise.
En attendant, les petits malins auront peut-être déjà trouvé comment accéder à toutes les photos de l'album, album qui est d'ailleurs public, donc vous n'avez aucun mérite. Je vous conseille juste d'attendre leurs versions commentées ici-même, car avec le contexte c'est généralement plus intéressant. Sauf si vous aimez vous demander à quoi peut bien servir une photo de chambranle de porte, ou de bouteille vide, dans ce cas ne vous gênez pas.
Sur ce, mata ashita !