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mercredi 16 janvier 2008

Mes mangas préférés : Berserk

Lorsque j'ai entendu parler de Berserk pour la première fois, la série en était déjà au troisième ou quatrième épisode, et des commentaires annonçant qu'il fallait dépasser le premier épisode pour pouvoir apprécier la véritable ambiance de la série commençaient déjà à se diffuser sur la toile. Je peux d'ailleurs dire que je suis content d'être tombé dessus, car après la vision du premier je ne sais pas si j'aurais continué à regarder, ou au moins si je me serais attendu à autre chose que du bourrinage intensif, à l'instar de Gungrave plus tard.

Dennou Coil, bientôt en vrai

Dennou Coil, c'est une histoire passionnante, et un univers ultra-travaillé complètement crédible et cohérent.

Dennou Coil, c'est aussi et surtout des lunettes de réalité augmentée permettant aux héros de l'histoire de voir et interagir avec le monde cyber qui se superpose au monde réel.

Boku Satchii !

Et même si l'idée de réalité augmentée ne date pas d'hier, la technologie sur le sujet est pour l'instant assez ténue : quelques projets civils pour caser de la pub un peu partout où il n'y en a pas encore, les HUD (Affichage tête haute) que l'on retrouve dans les avions et quelques voitures (même s'ils ne sont pas forcément interactifs avec l'environnement), et c'est à peu près tout.

Sauf que Yaakov Amitaï, ancien directeur du département d’optique à El-Op, le plus important fabricant de systèmes électro-optiques d’Israël, semble avoir la solution pour fabriquer LES lunettes. C'est apparemment basé sur un système de réflexion sur le verre d'images venues de deux petits projecteurs de chaque coté de la monture, et pas un affichage direct dans le verre, mais tant que ça marche, on ne va pas se plaindre.

On dirait qu'elles sont faites en LEGO ...

Si ça peut permettre d'avoir des chiens propres et qui ne peuvent pas faire de backflip, moi je suis pour.

- VIA -

Mes mangas préférés

Parlons un peu de moi et de mes goûts pour changer, j'ai tendance à oublier qu'un blog perso se doit avant tout d'être nombriliste pour justifier son existence ^^.

C'est Tami, avec son blog, et notamment son top 10 des animes 2007, qui m'a donné envie d'écrire sur les mangas que j'apprécie. C'est difficile, voire impossible, pour moi d'établir un classement des choses que j'aime, que ce soit des mangas, des animes, des jeux vidéo, des petits plats, des musiques, des chaussettes, ou des cornemuses à réacteur, tout simplement parce que je n'ai pas d'échelle de valeur (pour les divertissements, j'entends). J'aime ou je n'aime pas, pour différentes raisons, et ça me suffit.
C'est pour ça que je ne présenterai pas moi-même un top, mais une liste de mangas que j'estime dignes de figurer dans ces colonnes. Ce ne sera pas exhaustif, ni même structuré, et encore moins régulier. Je commence par Berserk, et enchainerai sûrement par Gunnm, mais je n'ai pas encore réfléchi à la suite. Ca risque de finir en logorrhée tout ça, mais je mettrai du plastique sur les bords du blog pour ne pas tacher.

Qui lira verra :).

vendredi 11 janvier 2008

Les épisodes filler

Bien connu par les fans d'animation japonaise, et particulièrement de shônen (baston and co), le mot filler est en général le déclencheur d'un réflexe pavlovien de l'amateur, qui à son écoute tombera une face de trois pieds de long, relevée par un sourcil dédaigneux de circonstance.
Mais quoi qu'ou qu'est-ce le filler ?

Fumo~ffu !

En fait, le filler regroupe plusieurs notions, mais il garde le sens général de en dehors de la trame principale/de l'œuvre originale.
Un filler, c'est par exemple un épisode bonus sur une histoire parallèle (une sorte de mini spin-off), un épisode sur une scène de la vie quotidienne des protagonistes, ou encore d'autres idées plus ou moins originales, plus ou moins intéressantes, pour délier une série ou laisser à l'œuvre dont elle est tirée le temps de prendre un peu d'avance. Vous l'aurez compris, un filler, ça porte bien son nom : c'est du remplissage, en général pour gagner du temps ou faire une interruption (to fill : remplir, ça colle !).

Dans le milieu de l'animation japonaise, pour les séries main stream, 270 000 épisodes, cela signifie en général que l'anime a rattrapé le manga d'origine (qui est toujours en publication donc), et le réalisateur délie la sauce en attendant que la poule aux oeufs d'or qui s'échigne à gratter sa plume sur le papier avance son scénario suffisamment loin pour prévoir la nouvelle fournée d'épisodes à rallonge.
Pour les séries moins longues, cela peut aussi signifier que l'histoire ne tiendra pas dans le format imposé (12, 26, 52 episodes, etc...), et qu'il faut donc rajouter de quoi faire quelques épisodes bouche-trou.

Il y a plusieurs types de fillers, en fonction de l'imagination des scénaristes donc, mais il y en a deux qui reviennent souvent : l'épisode comique, et l'épisode spin-off. Les deux ont l'avantage, qui est la condition sine qua non du filler, de laisser la trame à la fin de l'épisode à l'état exact qu'elle était avant cet épisode. Du coup, s'il y a une histoire, on sait très bien que personne ne mourra, ou qu'il n'y aura pas de révélation autre qu'inutile, et que, même si les gros méchants s'apprêtaient à sacrifier la totalité des habitants de la planète pour leur plan diabolique 20 secondes avant la fin de l'épisode précédent, ils attendront bien sagement que le filler fasse son petit chemin, le doigt crispé tout le long au dessus du bouton de déclenchement de l'armageddon, pour reprendre une activité normale (?) tout de suite après.

Les épisodes comiques sont principalement des one-shot (un ep). Ils sont souvent utilisés dans les séries pas trop longues, car cela permet de rajouter un contenu intéressant (ou pas trop chiant, selon la qualité) sans pour autant devoir faire avancer l'intrigue. On peut y raconter une anecdote, une historiette qui se déroule pendant que les protagonistes n'ont pas grand chose d'autre à faire, ou carrément partir en sucette pour finir sur le toujours magnifique oh, c'était un rêve ! (le cheat-code des scénaristes).
Ca peut aller du mauvais (Mahoromatic, Ai Yori Aoshi, et toutes ces pseudo-séries pré-mâchées à l'humour ras de terre) au très bon (le sim-barbe de Dennou Coil !), en passant par le pitoyable (les jeux olympique ninja du film de Naruto, que quelqu'un m'efface la mémoire T_T). Il y a même des ovnis tel que Full Metal Panic? Fumoffu, entièrement constitué de fillers comiques de Full Metal Panic!, qui transforme une série militaro-sérieuse à tendance déconne en grosse poilade en continu.

Les spin-off sont des épisodes pour : soit explorer une autre partie de l'histoire, donner de la profondeur à un personnage en le montrant pendant tout un épisode, soit tenir un max de temps pendant que l'auteur du manga continue son bonhomme de chemin, apparemment moins vite que l'anime qui vient d'épuiser ses réserves de scénario original, soit se faire encore plus de thune en rajoutant des éléments qui n'existaient pas à l'origine (les fameux chevaliers d'Acier de Saint Seiya, par exemple).
Les animes du moment les plus célèbres pour leurs fillers à rallonge sont Naruto et Bleach, avec respectivement 84 et 45 épisodes filler à la suite. alors que pour Naruto les producteurs ont choisi d'enchainer les petites histoires de 2 ou 3 épisodes (parfois plus, parfois moins) toutes plus ridicules les unes que les autres, Bleach a eu au moins l'honneur d'avoir un arc supplémentaire, avec un nouvel ennemi, les Bounto. Même si ce n'est pas forcément plus intéressant, un nouvel arc fait tout de même moins ressortir la sensation de vide.

Car c'est bien là le problème : à la fin des fillers, on doit être au même point qu'au début (ou à peu près). Analysons maintenant ce qui fait l'intérêt d'une série baston classique telle que Naruto : il y a pas mal de personnages, voire une tripotée, chacun a ses raisons de combattre, chacun a des capacités propres (que ce soit les techniques de combat ou les coups spéciaux), et il y a en général deux camps de puissance à peu près équivalente qui s'affrontent. On suit donc, pendant un nombre d'épisodes assez conséquent, l'équilibre des forces entre les deux voire parfois trois forces en présence, les victoires, les défaites, les nouveaux personnages, l'évolution des personnages déjà présents (plus forts, passent à l'ennemi, meurent, etc...), les retournements de situation. Bon, je ne liste là que le coté baston, on pourrait rajouter les histoires de fesse et autres points mieux représenté dans d'autres styles, mais ce n'est pas là ce qui m'intéresse.

Car le point qui m'intéresse c'est : que peut-on prendre dans ces ficelles scénaristiques qu'on puisse intégrer dans un filler ? Ben... rien.
Déjà, on ne peut pas toucher à la trame principale, donc pas d'évolution scénaristique majeure (on peut toutefois rajouter un personnage secondaire anecdotique, qui ne fera plus que de rares apparitions par la suite). Pas d'évolution des personnages non plus, car il faudrait intégrer tout ça à la suite, et donc diverger de plus en plus du travail original. On ne parlera même pas des morts ou retournements en tout genre, qui pourraient être en totale contradiction avec la suite décidée par l'auteur.

Et donc le filler est, à juste titre, associé à un grand moment de platitude et d'ennui où rien ne change. On ne parlera même pas du pire moyen de gagner du temps sans rien produire, l'épisode résumé, qui s'il peut se justifier quand le scénario est complexe et qu'un besoin de rafraichissement de mémoire se fait sentir, peut très bien être utilisé à tort et à travers pour cacher la misère d'un staff complètement à la bourre sur son planning.

S'il y en a qui relèvent le niveau, ceux de séries originales principalement, la plupart des fillers n'ont qu'un objectif de gain de temps et proposent un contenu médiocre. Avec un peu d'astuce et (d'espièglerie, c'est la magie de Can... oula, faut que je me repose ...) de moyens ils pourraient fournir un contenu correct, mais ... non.
Enfin, je me demande ce qui est le mieux : quelques épisodes filler de temps à autre, ou une action diluée façon homéopathie et 5 épisodes pour changer une ampoule ?