Tout a commencé quand, au début de la semaine, le chef arrive et nous sort, à peu près textuellement : "ceux qui prennent leur vendredi c'est vraiment des glandeurs de merde. Qui veut prendre son vendredi ?".
Vendredi donc, aujourd'hui d'ailleurs (hier pour les pointilleux qui font attention à l'heure), tout le monde arrive au travail, car il n'y a pas de gars suiffisamment niais dans la boite pour ne pas avoir compris le message délicatement subliminal. Bosser alors qu'on pourrait faire le pont, ça motive pas, et on est pas motivés. Sur ce, l'autre chef, car le premier n'était pas là, annonce qu'il a un avion à prendre à 18h, et qu'il devra donc mettre tout le monde à la porte à 16h. Nous ne pouvons cacher notre déception, et c'est le sourire aux lèvres que notre envie de productivité reprend soudainement.
Les deux heures grapillées sur l'horaire habituel me permettent d'effectuer certaines tâches vitales (comme faire les courses) que je n'aurais pas eu le temps de faire sinon. Magnifique.
Puis arrive la soirée. Passée en très bonne compagnie, ce qui ne devait être qu'une soirée comme tant d'autres, saupoudrée de l'humour pas drôle de votre serviteur, se transforma rapidement en concours "Les Grosses Têtes", et le niveau était ma foi assez élevé. Se faire les abdos de temps en temps, c'est indispensable.
Après un métro 7 miraculeusement ouvert le vendredi soir (quid des travaux ?), je rentre chez moi positivement ravi de la journée. La porte s'ouvre, les chats font la fête, je la fais aussi (faut pas les laisser seuls), et je rentre dans la chambre, pour être aussitôt accueilli par un léger cadeau de bienvenue d'une des bêtes qui avait pensé qu'un peu de chaleur intestine seyait parfaitement à la couette de mon lit.
Malgré la délicate intention, je me retrouvai malgré moi à pester et à nettoyer le forfait du coupable sévèrement puni juste avant.
Moralité : ce n'est pas parce que tout va bien qu'il ne peut pas vous arriver une merde tout à la fin.