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mercredi 5 mars 2008

Dépoussiérage de vieux écrits

TC

Encore récemment je parlais de problème de pages blanches, de lutte contre ce fléau, et du corolaire inhérent au texte plus long, qui ne peut pas s'écrire départ arrêté, sous peine de trébuchage à la première haie.

Tout cela, et surtout la conclusion, m'a rappelé à mon bon souvenir cette nouvelle que je voulais absolument continuer, et que j'appelle encore maintenant de son nom de projet : TC.

En fait, l'acronyme TC (car c'est un acronyme) signifie pas mal de choses, et notamment la solution à l'énigme posée en filigrane dans la nouvelle, qui a plus qu'un petit coté policier. L'histoire a commencé sous forme de posts sur un blog annexe à celui-ci, blog impitoyablement effacé de la main de l'administrateur du serveur, dont la main a malencontreusement rippé sur la suite de lettres rm -rf * dans mon dossier utilisateur.

Je n'ai pas encore trouvé le temps ni la motivation de continuer l'œuvre en elle-même, cependant j'ai débusqué le début de celle-ci, dans un recoin d'un de mes disques durs.
Le titre est un peu mensonger, car s'il y a bien un avantage décisif dans les documents numériques, c'est que la poussière les laisse plutôt tranquille. Et ceux qui ont de la poussière sur les plateaux de leurs disques sauront qu'il est souvent trop tard pour sauver quoi que ce soit à ce stade endémique de la crasse.
Et si je n'avais pas encore divagué dans une de mes parenthèses interminables, j'aurais déjà pu annoncer que ce morceau de quelques pages écrit il y a moult temps, je le mets à votre disposition comme une avant-première de ce qui sera certainement un renouveau, et une reprise de l'histoire passionnante de Synk Dyson.

C'est en PDF, c'est passé par Google Docs avant et donc dans un format plutôt particulier mais tout de même lisible, et ça se trouve à cette adresse :

TC - Introduction

Tout commentaire sera le bienvenu, tant qu'il sera constructif :).
Enjoy (or so I hope).

lundi 3 mars 2008

La chute

Estourbi et désorienté, il en est au stade où seul un grand effort de concentration lui permet de d'appréhender le fait qu'il est passé bien près du grand plongeon, comme bien des congénères avant lui. De l'autre coté, des étrangers rigolent de ses mésaventures. Plus que rigoler, ils se moquent. Il ne peut comprendre leur dialecte, mais le langage du corps trahit toujours des signes qui ne peuvent mentir.

La honte pourrait lui étreindre l'esprit, lui fausser le jugement, et l'entrainer vers le faux pas qui serait alors fatal. Mais il ne s'en soucie guère. A dire vrai, il agit comme si ce genre de sentiment lui était inconnu.
Remis de ses émotions, et convalescent de ses commotions, il reprend son activité comme s'il ne l'avait jamais interrompue, de tout son naturel, de tout son atavisme. Il y est d'ailleurs contraint, car là où il se trouve le repos est synonyme de mort.

Bien loin de ces préoccupations fondamentales de survie, les allochtones railleurs continuent de s'esbaudir, se rappelant la situation dont ils ont été témoins, hermétiques aux difficultés qu'aura pu provoquer l'accident sur sa principale victime.
Ils causent, ils causent, et s'esclaffent. Quand un nouvel arrivant se présente, les rumeurs partent de plus belle. Si notre ami était encore à portée d'écoute, et pouvait par miracle les comprendre, il entendrait alors :

- Eh Robert, t'as raté ça ! Y'a un pigeon qui vient de se prendre la vitre en pleine face. Sont complètement débiles ces piafs, c'est pas croyable à ce point là !

Ange à la robe acier, mon ami le pigeon,
Y'a pas à sourciller, t'es vraiment vraiment con.

samedi 16 octobre 2004

De l'organisation

Théorème : lorsque un groupe de N personnes, avec N nombre entier >= 3, essayent de tous se voir à un endroit particulier, à un moment précis, les chances de se mettre d'accord sur une date sont de 1 / (N * 100).

Corollaire 1 : si une date est enfin retenue, plusieurs comportements peuvent être constatés :
1) ajout d'une tierce personne, qui ne peut pas ce jour
2) changement d'emploi du temps d'une des personnes déjà présentes, menant à une incompatiblité avec la date. Cette personne étant souvent celle ayant fixé la date à l'origine.

Corollaire 2 : plus le rendez-vous est proche de la date de lancement du projet de réunion, plus la date retenue sera éloignée de cette origine.

Remarque : on devrait fixer un jour "rtt, bande de potes, copine, ma?tresse, impondérable, mort de grand-mère et assimilé", ça serait vachement plus facile pour tout le monde ^^.

lundi 5 juillet 2004

Histoire de glandes

Vous savez sûrement tous ce qu'est la glande (certains la pratiquent d'instinct), mais saviez-vous qu'il en existe plusieurs niveaux ? Eh oui.
Il y a tout d'abord la glande de niveau zero, qui consiste à ne pas travailler quand on n'a pas à travailler. Autant dire qu'il s'agit là d'une insulte aux vrais flemmards professionnels, qui mettent leur vie au service de l'inactivité.
Le niveau un est le plus connu, et le plus pratiqué. La plupart des glandeurs de niveau un sont des amateurs et pratiquants à l'occasion, bien que certains arborent un certain talent dans l'oeuvre. La flemmardise à ce stade consiste en la stagnation la plus totale quand rien n'est pressé, et la maîtrise de soi en toute situation ("boaf, pfff, pas grave, ferai demain, pff ...."). Leur idéologie dicte aux adeptes la voie de la détermination du tigre grabataire et de l'énergie du puma empaillé.
Cependant, seuls les aficionados les plus fervents peuvent espérer atteindre les hautes sphères de la profession. Car c'est de profession qu'il s'agit à partir d'un degré aussi élevé. Les adeptes de niveau deux forment un groupe très restreint et fermé, où tous les membres se doivent de garder le silence le plus complet sur leurs agissements, le culte de la léthargie. Ils sont d'une dévotion sans faille et aucune parole n'est prononcée lors de leurs pratiques religieuses (parfois un ronflement ou deux, mais pas plus). Leur animal fétiche est le chat obèse, et ils cultivent le mythe du traversin ailé. Leur haine farouche envers la dynamique en font les ennemis héréditaires des Maga-sauteurs, ordre prônant l'avènement du mouvement, de l'énergie cinétique, des beignets aux légumes et des joggings bon marché.
Quand aux manitous ayant atteint à grand peine le troisième niveau, summum de la larverie et de la coulance sur le coté, leur statut au sein de la société est d'ordre divin. Les moudubulb, comme on les appelle, ont hissé cette pratique très ancienne au rang d'art, et ses résultats au statut d'oeuvres. Si un pratiquant amateur tentera d'échapper par tous les moyens aux corvées qui lui sont assignées, le moudubulb, lui, tentera d'échapper à ses loisirs ! Et si l'envie d'avoir une activité productive le prend, il s'asseoit et médite le temps que ça passe. Toute action récréative se soldera par son abandon, et le cerveau du moudubulb bloquera automatiquement toutes les idées faisant intervenir plus de 4 muscles en simultané (paupières comprises). Les moudubulb ne sont pas des personnes ne voulant rien faire, mais au contraire, ne font rien tout en voulant s'exécuter ! C'est celà le niveau ultime de la glande, la flagellation mentale, l'austérité suprême et définitive montrant la supériorité totale de l'esprit sur la matière.
Glander, c'est montrer la puissance de son esprit à maîtriser les pulsions laborieuses et productivistes malsaines qui mènent à l'activité.

lundi 10 mai 2004

Foule metal socio

Ils sont là, ils sont partout, ils nous observent, et ils sont nombreux ! Les gens.
Parfois on les retrouve en groupes, plus ou moins important, plus ou moins organisés, agissant comme un même grand organisme ayant l'air bien ou mal portant suivant le paramètre précédent : la foule.
On peut penser que les foules sont juste un rassemblement de personnes sans beaucoup de liens entre eux si ce n'est la nécessité de passer ou de se trouver à un endroit particulier, mais quand on y regarde de plus près, les foules sont en fait une expression de la hierarchie, où tout le monde joue un rôle, une fourmilière à taille humaine. Décrivons ensemble les catégories de personnes que l'on peut y trouver, et leurs habitats naturels.

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jeudi 15 avril 2004

Philosophie de comptoir

Le cours de la vie est lui aussi soumis à la deuxième loi de thermodynamique : de grandes ambitions, de simples moyens, de médiocres résultats, et une conclusion vide.

samedi 20 mars 2004

De la vision du monde

Une question que l'on pourrait se poser : pourquoi sommes-nous dotés de deux yeux, alors qu'un seul pourrait suffire ? Après tout, ils ont tous les deux le même rôle, et n'ont aucune différence notable (exception faite des yeux vairons).
La réponse est aussi simple que la question est idiote, mais il faut souvent en faire l'experience pour s'en apercevoir. Tout d'abord, deux yeux cela signifie deux points de vue (je ne parle pas de ceux qui peuvent voir des deux yeux à travers le même monocle ^^). Et qui dit deux points de vue, dit vision spatiale. Cela n'a l'air de rien comme ça, mais la différence entre un monde plat et un ensemble de reliefs est assez considérable.
La dualité ophtalmique semble aussi avoir une autre raison. Ce n'est qu'une théorie, mais il semblerait que l'appreciation des couleurs s'en trouve grandement améliorée, en ce sens qu'elles deviennent plus précises, et facilement identifiables.

Que ne découvre-t-on pas lorsque l'on se fait refaire des lunettes à sa vue.

Humeur : bonne

dimanche 14 mars 2004

Sherlock Holmes de nos jours

"Mais enfin Watson, compte tenu des preuves dont nous disposons actuellement, la situation dans laquelle tout cela s'est passé est évidente.
Tout a commencé quand le chauffeur a br?lé le feu rouge au vu et au su des policiers postés au carrefour, il ne manquait pas d'air. Puis, alors que les gardiens de la paix se lançaient à sa poursuite, il fila comme le vent jusqu'à perdre le contrôle de son véhicule et basculer dans la rivière proche.
Après avoir été repêché -c'est le cas de le dire- par les agents, il avoua tout devant le commissaire : il ne supportait plus les relations orageuses qu'il avait avec son patron, mais pour éviter de faire du vent dans le quartier, il essaya de noyer le poisson en l'invitant à diner. Malheureusement, son supérieur lui annonca dans la voiture, après un repas bien arosé, que les remaniments salariaux qui l'avaient tellement mis en rogne n'étaient que l'arbre qui cachait la forêt : il allait être mis au vert. Ca a jeté un froid, et la fureur volcanique qui s'empara de lui lui fit accomplir l'irréparable. Il arrêta la voiture, traina son chef hors de celle-ci, et lui tordit la tête dans une position à en glacer le sang.
On apprit après l'enquête que devant la gravité de la situation, l'homme avait paniqué et caché le corps dans le coffre de son véhicule pour aller l'enterrer dans le bois proche. C'est alors qu'il commit l'impair qui lui valu d'être arrêté. Son plan était tombé à l'eau, et tous ses proches furent au courant de ses actes.
S'il avait fait barrage à ses émotions, tout cela ne serait pas arrivé, et le séisme médiatique qui suivit n'aurait pas eu lieu d'être.

Elémentaire mon cher Watson, élémentaire."

Humeur : bonne

mardi 9 mars 2004

Facade ou Jardin ?

Doit-on avoir honte de ce qu'on est ?
Pourquoi se fier aux standards pour se juger ?
A quoi bon rentrer dans le rang, si c'est pour s'apercevoir que la tête dépasse et que le sergent-chef coupe tout ce qui ne lui plait pas ?
Mais si on ne se conforme pas à ces exigences, ce sont les autres qui s'occupent de vous y plier, quitte à vous briser.

Et quand quelqu'un accepte enfin ces différences,
vous ne lui faites pas confiance,
quitte à y laisser une chance,
une occasion de rentrer dans la danse.

mardi 20 janvier 2004

Histoire

Il avance.
Le chemin est là, devant lui. Cela semble si facile après tout. Il n'aura qu'à se laisser porter et suivre ce qui est déjà tout tracé.
Cependant, la réalité le lui montre comme semé d'emb?ches. Au moindre faux pas, les charognards l'observent avec avidité, attendant la chute irrémédiable tant convoitée. Il ne leur accordera pas ce plaisir, il se redresse, encore et toujours, tant qu'il peut le faire.
Il avance. Pas après pas, sur le même sentier, si facile, et pourtant tellement difficile, presque impraticable. Les pièges, il les crée parfois lui-même, et tombe dedans comme s'ils n'étaient pas là. Certains ne peuvent être contournés, et seule sa volonté lui permet de les défaire.
Parfois il se retourne et observe. Tant de chemin parcouru. Combien de fois a-t-il approché l'idée de se reposer ? Bien peu au final, car le chemin est toujours long devant ses yeux, l'horizon reste hors de portée.
Il avance. Il n'est pas seul, ils suivent le même parcours que lui. Les rencontres sont inévitables. Tous sont différents, les visions s'entre-choquent, s'attirent ou se repoussent, ils s'aident et s'affrontent. Ils l'environnent, interagissent, cependant il reste seul. Peu importe, il avance.
Il finira par trouver la fin du chemin. Alors il se retournera de nouveau, et contemplera ce qu'il a parcouru. Ce qu'il pensera ensuite, il ne le sait pas encore, et c'est pour le découvrir qu'il avance.

mardi 4 novembre 2003

De la Définition du Boulet

S'il est une activité passionnante quand on est vieux, con et gateux, et qu'on est accessoirement à l'Académie Française, c'est bien d'inventer des mots, et les définitions qui vont avec. Mais ce passe-temps, ô joie, n'est pas l'apanage des grabataires, vous serez je pense content d'apprendre que VOUS aussi vous pouvez participer à ces réunions de haute culture et d'envolées lyriques.
Il ne s'agit pas aujourd'hui de débattre sur comment faire passer devant l'opinion publique des mots comme pourriel, butineur, babillard et autre frimousse, que néni. Nous nous attaquerons aujourd'hui à la définition d'un mot couramment usité, un mot dont la fréquence d'utilisation indique souvent le QI moyen de la zone dans laquelle vous vous trouvez, un mot de haute voltige. Définissons ce qu'est un boulet !

La chose n'est pas aussi simple qu'elle y parait. En effet, le sens de ce mot dépendent allègrement (les professeurs le disent souvent) de l'utilisation que l'on en fait, plus ou moins large, plus ou moins méchante, plus ou moins vraie .... Mais voyons d'abord une première approche.
- Boulet : personne qui, malgré toutes ses actions, ou à cause de ses actions, arrive à emmerder le monde sans le faire directement exprès.

Le but de la définition est d'englober par un ensemble de règles précises et facilement applicables l'ensemble B={boulet1, boulet2, ... , bouletn}. Le problème est que, par cette définition, les boulets dits "casse-couille" peuvent être considérés comme exclus, car il est souvent difficile de savoir s'ils le font exprès.

Tentons une nouvelle approche. Recensons tout d'abord les principaux types de boulets que l'on peut rencontrer au détour d'un coin de rue, ceux qui nous font regretter de ne pas avoir continué notre chemin tout droit, quitte à passer par la voie express à pied.
Il y a tout d'abord le "gentil boulet". Celui qui ne pense pas à mal, mais qui enchaine gaffe sur gaffe, à l'instar du sieur du même nom, dont le prénom est Gaston. On le retrouve souvent dans un groupe de personnes qui l'aiment bien, mais qui ne lui confieraient jamais quelque chose d'important à faire.
Il y a ensuite le "boulet chiant", dit aussi "colle-aux-basks". Il est généralement abonné à pasdamis.com, parle la majeure partie de son temps pour ne rien dire, et se vante de toutes ses petites victoires sur la vie, que ce soit la périlleuse installation de son nouvel ordinateur, ou l'épique "sortie pour faire les courses".
Citons ensuite le boulet maxi-size. Irresponsable, mais jurant le contraire, paresseux, mais fier des quelques périples qu'il a brillamment affronté dans la journée, tel que l'accomplissement inespéré de plus de 5% de ce qu'on lui avait demandé, il énerve généralement de manière prodigieuse ceux qui ont cru l'espace d'un instant pouvoir compter sur lui, et qui ont découvert l'horrible vérité à l'occasion d'un mordage de doigts intempestif. Il est assez répandu dans les milieux associatifs, où il y trouve un environnement propice et adapté à ses besoins.
Puis il y a le vrai, le beau, le "boulet volontaire". Il fait chier son monde, mais il l'assume. Il en retire une certaine joie d'ailleurs, ce qui le pousse à en faire encore plus, aller toujours plus loin, jusqu'à l'ultime limite de la boulitude. Ce type de boulet est social. Il se déplace souvent en bande, en troupe, voire en meute. Certains types exotiques se démarquent de par leur pelage typique adapté à l'environnement : jogging blanc immaculé ou jaune fluo, chaussettes par dessus ce dernier, et casquette hautement dressée. On pourra d'ailleurs remarquer que la couleur de la casquette dénote souvent de la position sociale du boulet dans la meute, une étude par le professeur Gratmoilémish est actuellement en cours.
Il est à noter que certains boulets, ayant certainement trop joué à des jeux de rôle médiéval fantastique, ont trouvé le moyen d'être "multi-classes". Tout aussi dangereux qu'un barbare-nécromancien, et aussi prise de tête qu'une elfe-sorcière, ils sont à éviter comme la peste (et encore, la peste maintenant, ca se soigne...).

A partir de cette analyse, pouvons-nous en retirer une quelconque définition plus précise que la première ? On n'en a pas encore vraiment trouvé une, mais les gars des Chiffres et des Lettres et de Question pour un Champion sont dessus. Nous avons également reçu la réponse de l'exposition du problème à l'Académie, mais leur réflexion sur une certaine "boule métallique d'un poids certain servant à limiter les mouvements d'un prisonnier" ne nous a que partiellement convaincu.